In FrenchIn SpanishIn Russian
Algeria
Central Africa
Somalia
Sudan
West Africa
Zimbabwe
Afghanistan & Pakistan
Burma/Myanmar
Central Asia
Indonesia
Albania
Bosnia
Kosovo
Macedonia
Montenegro
Serbia
Colombia
EU
HIV/AIDS
Terrorism
Overview
Who's on ICG's Board
Who's on ICG's Staff
What they say about ICG
Publications
Latest Annual Report
Comments/Op-Eds
Internal News
Web site of Gareth Evans
Vacancies
How to help
Donors
ICG Brussels
ICG Washington
ICG New York
ICG Paris
ICG London
Media Releases
Media Contacts
Comments/Op-Eds
Crisisweb
About ICG
Information
Contacts
Funding
Media
Projects
Africa
Asia
Balkans
Latin America
Middle East
Issues

Subscribe to ICG newsletter
 
 
Search
 
 

Burundi: N�gociations � Arusha: Quelles chances pour la paix?

 PDF version of Burundi: Ngociations  Arusha: Quelles chances pour la paix? Click here to view the full report as a PDF file in A4 format.
For more information about viewing PDF documents, please click here. If you have problems downloading the report, please let us know.

Pour la premi�re fois les burundais se sont retrouv�s � Arusha du 15 au 21 juin pour le premier tour des n�gociations facilit� par Julius K. Nyerere, incluant toutes les parties au conflit, y compris les groupes rebelles. La pr�sence de toutes les parties au conflit repr�sente une avanc�e significative dans le processus de paix au Burundi. En effet, depuis le 25 ao�t 1997, date pr�vue d�un sommet � Arusha auquel le gouvernement avait refus� d�aller � la derni�re minute, la m�diation r�gionale avait fait peu de progr�s.

Le 21 juin, tous les participants ont accept� de signer une d�claration commune, mentionnant une suspension des hostilit�s et l�engagement de toutes les parties � trouver une solution pacifique au probl�me burundais au moyen des n�gociations. Toutefois cette d�claration finale comporte plusieurs points de blocages potentiels pour le prochain tour des n�gociations qui doit d�buter le 21 juillet.

En premier lieu le texte ne fait aucune mention des sanctions impos�es au Burundi le 31 juillet 1996 par les Etats de la r�gion suite au coup d�Etat du major Pierre Buyoya. Dans son discours d�ouverture, le pr�sident tanzanien Benjamin Mkapa a cependant mentionn� que les sanctions ne seraient lev�es que lorsqu�il y aura �vidence de � progr�s irr�versibles � dans les n�gociations. Cette formulation laisse planer une certaine ambigu�t� quant aux instruments de mesure de la progression des pourparlers interburundais et risque de d�truire le fragile consensus acquis par le gouvernement sur la question des n�gociations � la faveur des extr�mistes, qui porteront le message des m�contents.

Le second point de blocage vient des r�serves �mises par le gouvernement dans la d�claration dont l�objet majeur est d�exclure l�arm�e burundaise des � parties arm�es au conflit �. A peine la d�claration sign�e, les FDD, la branche arm�e du CNDD a rejet� l�accord, ce qui rend la d�claration de facto caduque.

Les divisions internes de chaque partie au conflit constituent le troisi�me obstacle � l�application d��ventuels accords sign�s � Arusha. Qui n�gocie ? Depuis f�vrier dernier les dissensions s�rieuses sont apparues au sein de CNND entre L�onard Nyangoma, pr�sident fondateur du CNDD et la branche arm�e du mouvement. Au sein des autres partis, la ligne de fracture repose sur l�acceptation temporaire ou le rejet de la politique du r�gime Buyoya et plus pr�cis�ment du partenariat interne pour la paix sign�e entre le gouvernement et l�Assembl�e nationale le 11 juin. Ce partenariat, r�sultat de consultations men�es depuis un an entre le gouvernement, l�Assembl�e et le Frodebu de l�int�rieur est l��bauche d�une recomposition politique interne : Les partis initialement exclus des consultations se sont oppos�s au processus interne de cette logique de blocs et privil�gient le processus d�Arusha et la logique des partis politiques.

Le pr�sident comme pour le Frodebu, les motivations essentielles de parvenir � un accord reposent sur la n�cessit� de retrouver une l�gitimit� que l�accusation d��tre � putschiste � pour l�un et � g�nocidaire � pour les autres mettait en doute. Pour le gouvernement, il s�agissait d��largir sa base politique en construisant d�abord un bloc uni interne pour pouvoir n�gocier avec les autres partis � Arusha et particuli�rement des factions rebelles, et de se rapprocher de la population. Pour le Frodebu, outre revenir au sein de l�Etat dont il avait �t� exclu en juillet 1996, il fallait trouver un homme fort capable d�imposer les r�formes de l�arm�e burundaise.

La position de l�international Crisis Group est que les n�gociations d�Arusha doivent accepter ce partenariat interne comme une base constructive et reconna�tre le nouveau gouvernement issu des accords de transition. Toutefois ce partenariat n�est qu�une premi�re �tape � des n�gociations incluant toutes les parties et il n�acqui�rera de l�gitimit� que si les partenaires abordent les questions fondamentales et garantissent l�application de r�formes n�goci�es touchant aux v�ritables causes du conflit. Pour l�heure, la militarisation du pays continue, les proc�s politique n�ont pas �t� suspendus et les parlementaires et r�fugi�s sont encore � l�ext�rieur du pays sans garantie de s�curit� s�ils reviennent.

L�enjeu des prochains tours des n�gociations interburundaises sera donc de n�gocier la reconnaissance du nouveau gouvernement; une suspension des hostilit�s, c�est � dire un changement de comportement des groupes rebelles et de l�arm�e burundaise; une fa�on de rendre une justice �quitable et de mettre fin au probl�me de l�impunit� des crimes commis depuis l�ind�pendance; des garanties pour ceux qui sont en exil et souhaite rentrer; des pouvoirs �largis pour la nouvelle Assembl�e nationale.

ICG propose les recommandations suivantes :

Lever ou suspendre les sanctions :

Maintenir les sanctions c�est encourager l�opposition au partenariat et ne pas reconna�tre les efforts de dialogue fait par le gouvernement, l�Assembl�e et le Frodebu. Il est temps de faire un geste d�encouragement vis-�-vis de ce nouveau gouvernement. La communaut� internationale dans son ensemble semble de plus en plus prendre position pour la lev�e de l�embargo.

Capitaliser sur le partenariat pour les n�gociations d�Arusha

Les n�gociations d�Arusha ont peu de chance de r�ussir rapidement si elles ne s�appuient pas sur les consultations et le rapprochement op�r� � l�int�rieur depuis un an. Les n�gociations risquent de durer plus que quelques mois.

Reprendre la Coop�ration

Cinq ann�es de guerre dont deux sous embargo et sans coop�ration internationale ont mis le pays dans une situation �conomique et sociale tragique. La diminution des ressources ne permet pas d�envisager un acc�s au pouvoir �quitable dans un futur proche. La communaut� internationale doit pr�voir un plan de reconstruction et d�accompagnement de sortie du conflit. La distribution des ressources de la coop�ration devra cependant �tre tr�s contr�l�e par des experts pour �viter qu�elle n�alimente l�effort de guerre.

 PDF version of Burundi: Ngociations  Arusha: Quelles chances pour la paix? Click here to view the full report as a PDF file in A4 format.
For more information about viewing PDF documents, please click here. If you have problems downloading the report, please let us know.

Any comments about this publication? Click here



Home - About ICG - Central Africa Menu - Publications - Media - Contacts - Site Guide - TOP - Credits



Back to the homepage
Latest Reports
Cinq ans apr�s le g�nocide au Rwanda: la justice en question
Report
7 April 1999

Burundi: N�gociations � Arusha: Quelles chances pour la paix?
Report
20 July 1998

Burundi, Lever les sanctions, relancer la transition
Report
28 April 1998