Crisisweb
Projects  Africa
 Algeria
 Central Africa
 Sierra Leone
 Zimbabwe

 Asia
 Burma/Myanmar
 Cambodia
 Central Asia
 Indonesia

 Balkans
 Albania
 Bosnia
 Kosovo
 Macedonia
 Montenegro
 Serbia

 Issues
 EU
 HIV/AIDS
 Terrorism

 Latin America
 Colombia

Customise the Homepage
Subscribe to ICG newsletter

Assemblée populaire nationale: 18 mois de législature


L’annonce de la démission du Président Zéroual, en septembre 1998, constitue une première dans la vie politique algérienne. Depuis l’indépendance du pays en 1962, c’est le premier chef de l’Etat, arrivé au pouvoir par les urnes, qui quitte prématurément la scène politique en préparant sa succession par un scrutin. En attendant les résultats des élections anticipées, prévues pour avril 1999, l’Assemblée Populaire nationale (APN), issue des élections législatives de juin 1997, fera face à un véritable test de stabilité. Cette institution concentre les lignes de force et les clivages politiques qui traversent la société algérienne.

Six années après les législatives avortées de décembre 1991, les Algériens ont élu, dans un climat de violence chronique, la première assemblée pluraliste dans l’histoire du pays.

Malgré un scrutin controversé, le paysage politique, façonné par les élections de juin 1997, se résume en trois grandes tendances non uniformes. La première « nationaliste » est représentée par le FLN et le RND, deux partis non exempts de divisions internes quant aux stratégies pour conserver un pouvoir de plus en plus vacillant. La seconde « islamiste » où le MSP/Hamas et Nahdha sont les représentants légaux du courant islamiste. Leurs objectifs stratégiques ne diffèrent pas de la volonté du FIS d’instaurer un Etat islamique basé sur l’application de la Chari’âa (loi coranique). La troisième « démocratique » est divisée entre les « éradicateurs » (RCD) et les « réconciliateurs » (FFS, PT) ce qui réduit considérablement leur influence. Ils développent un discours qualifié de « moderniste » : défense du pluralisme politique, culturel et linguistique, respect des droits de l’homme, égalité de droits entre l’homme et la femme, rejet du code de la famille et séparation des champs politiques et religieux. Leur influence dans l’adoption des projets de loi reste limitée mais leur liberté de ton a réussi, à plusieurs reprises, à infléchir la rigidité et les réflexes autoritaires du gouvernement.

Au cours de ces dix-huit mois de fonctionnement, l’APN a enregistré des signes positifs de progrès vers la démocratie. Elle permet de donner une tribune à l’opposition et d’aborder des sujets sensibles comme la situation sécuritaire et le drame des personnes disparues. Mais la marge de manœuvre de l’APN dans l’élaboration des lois et sa capacité de contrôle sur l’exécutif restent limitées malgré ses prérogatives constitutionnelles. Ces insuffisances s’expliquent, entre autres, par le manque d’expérience dans le fonctionnement d’une telle assemblée et le manque de transparence des élus d’une majorité issue des appareils du parti unique et de ses satellites. L’APN doit être un organe indépendant de l’exécutif qui ne sert pas d’alibi au pouvoir. Son fonctionnement et sa marge de liberté, dans des dossiers comme le code de la famille et le code de l’information, seront des paramètres déterminant pour mesurer l’avancée de la démocratie en Algérie.

Pour asseoir la légitimité des institutions en place, il est impératif que les élections présidentielles d’avril 1999 se déroulent en toute transparence pour éviter les fraudes massives rencontrées lors du scrutin de juin 1997.

Le gouvernement algérien doit garantir une totale transparence durant tout le processus électoral et favoriser le débat politique entre les différents candidats. Les partis politiques doivent avoir un accès libre et égal aux médias. Le gouvernement algérien doit assurer la sécurité de tous les candidats. Quant aux organisations internationales, elles doivent avoir un accès à l’ensemble du territoire avant, pendant et après le scrutin.




Home - About ICG - Algeria Menu - Publications - Press - Contacts - Site Guide - TOP - Credits



Back to the homepageBack to the Homepage
Latest Reports
Algeria's Economy: The Vicious Circle of Oil and Violence
Report
26 October 2001
The Civil Concord: A Peace Initiative Wasted (Original Version in French)
Report
9 July 2001
La Concorde civile: une initiative de paix manquée
Report
9 July 2001
The Algerian Crisis: Not Over Yet
Report
20 October 2000
La crise algerienne n'est pas finie
Report
20 October 2000