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Un Monde en Crise "Si tous les conflits, toutes les catastrophes et atrocit�s de ces cinq derni�res ann�es nous ont appris quelque chose, c'est qu'il est moins co�teux, plus humain et plus judicieux d'agir avant qu'une crise ne se d�veloppe, plut�t qu'apr�s et de ramasser les morceaux." | ||
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S�nateur George J Mitchell
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Au cours des six � sept derni�res ann�es, nous avons assist� � une explosion du nombre de crises complexes sur la surface du globe.
La peu glorieuse prestation de la communaut� internationale dans la pr�vention des crises peut se comprendre mais elle n'est pas excusable. La guerre froide, toute porteuse de risques et c�uteuse en libert� qu'elle ait �t�, n'en a pas moins contribu� � un ordre mondial stable et pr�visible. La politique internationale se d�veloppait selon des r�gles d'engagement fixes et clairement d�finies. Les �v�nements autours du monde se persevaient � travers le prisme des relations est-ouest. Les tensions ethniques et les conflits d'int�r�t �taient enfouis pendant ces ann�es, durant lesquelles le plus mineur des conflits aurait �t� per�u comme un d�tonateur dans les relations est-ouest. Il �tait alors relativement ais� de comprendre pourquoi les Etats-Unis, par exemple, d�pensaient de l'argent et risquaient des vies pour maintenir � flot des pays instables d'Afrique, d'Asie ou d'Am�rique centrale dans la mesure o� s'ils ne le faisaient pas, ces pays pouvaient tomber sous l'influence sovi�tique. Mais avec le fant�me de la menace sovi�tique �vanouie et des opinions publiques dans les pays occidentaux de plus en plus tourn�es vers les probl�mes int�rieurs, il devient difficile de plaider pour un engagement international. De nouvelles r�gles, de nouvelles logiques font cruellement d�faut.
Les charniers de Bosnie, du Rwanda et de Somalie
portent le t�moignage sinistre de l'�chec de la
communaut� mondiale � s'adapter. Les crises se sont
d�velopp�es hors de contr�le. Des millions
de persones ont �t� tu�es, d'autres millions
jet�s hors de leurs maisons. Des milliards de dollars ont
�t� d�pens�s pour fournir une aide
humanitaire aux victimes - cinq milliards en aide d'urgenge pour
une seule ann�e. D'autres milliards sont partis dans le
maintien de la paix ou dans les programmes de reconstructions
d'infrastructures, b�timents, routes, commodit�s.
Les effects �conomiques se ressentent jusque dans des �conomies
r�gionales qui tr�buchent, des investissements en
chute libre, des pertes d'emplois et la hausse des prix.
Approche C'est pour lutter contre cette d�rive que ICG a vu le jour. Fond� le 1er juillet 1995, sa mission est d'aider les d�cideurs de tous niveaux de la communaut� internationale � identifier les racines des crises actuelles ou potentielles et � inventer et mettre en oeuvre des strat�gies pour les emp�cher de se transformer en d�sastres humanitaires majeurs. Les premi�res lignes d'ICG dans cet effort sont ses 41 membres de la commission, parni lesquels d'anciens premiers ministres, pr�sidents et ministres des affaires �trang�res, parlementaires, diplomates, journalistes, hommes d'affaires, d'officiels de la Banque Mondiale ou d'agences des Nations Unies. La commission est pr�sid�e par l'ancien Leader de la Majorit� S�natoriale des Etats-Unis, George Mitchell. Michel Rocard, ancien Premier Ministre fran�ais, Malcolm Fraser, ancien Premier Ministre d'Australie, George Soros, le financier am�ricain, et Ed Turner de CNN sont membres de cette commission. La plus grande force d'ICG r�side dans sa capacit� particuli�re � combiner une analyse forte et ind�pendante des causes de ces crises avec une intervention � haut niveau international pour pr�coniser des solutions pr�ventives et organiser des soutiens. La commission prend ses d�cisions avec les conseils du personnel d'ICG bas� sur le terrain et dans les locaux de l'organisation � Londres et cherche � emporter un large soutien international pour mettre en ouvre une politque de mesures preventives.
Sh�matiquement, l'approche d'ICG se
divise en trois �l�ments:
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